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Actuellement, les analyses consacrées aux thèmes de la crise de l'État, de la crise de la citoyenneté, de la crise de la conscience nationale, de la régression de l'esprit civique et au bout du compte de la crise de la société française dans son ensemble, constituent un sujet central du débat public. Les causes souvent invoquées sont multiples et peuvent d'ailleurs s'additionner : la mondialisation, l'Europe, la précarité, les flux migratoires, les processus d'intégration, d'assimilation et de communautarisme, les phénomènes urbains.
A la vue de ces mouvements de fond que traverse la société française et au-delà les États membres de l'Union européenne, cette deuxième édition des Entretiens de la gouvernance publique doit permettre de rappeler le processus d'élaboration de la citoyenneté française à travers le temps, ses fondements et ses caractéristiques et aussi de considérer les mutations de la participation politique à l'aune des nouvelles exigences démocratiques et des pratiques liées aux nouvelles technologiques de l'information et de la communication.
Il est donc légitime de s'interroger si on n'assiste pas à l'émergence de nouvelles pratiques de la citoyenneté. L'abstentionnisme lors de certains scrutins ne coïncide pas avec un déclin de l'expression des mécontentements des citoyens (grèves, manifestations...). Par ailleurs, le développement des forums de discussion sur internet ou des mobilisations transnationales anti-mondialisation, organisées également via le net, semblent confirmer cette hypothèse et démentir celle dune remise en cause de la démocratie, dont l'abstentionnisme serait un indicateur.
Enfin, sil y a crise profonde de l'expression citoyenne et civique, faut-il tenter de rétablir l'ancien modèle républicain ou tenter d'inventer un nouveau modèle qui paraîtrait plus adapté à des évolutions dont la collectivité nationale et ses dirigeants ne sont que très partiellement maîtres ?
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