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Carrières - Avenir - Emplois

Lexique des métiers de la sphère publique

A - C - D - E - F - I - J - L - M - O - P - R - S - T - V

Administrateur civil
Les administrateurs civils constituent un corps unique à vocation interministérielle relevant du Premier ministre. L'inter-ministérialité du corps permet un parcours de carrière particulièrement diversifié. Les administrateurs civils exercent des fonctions d'encadrement, de direction, d'expertise, ou de contrôle dans les administrations et les établissements publics administratifs de l'Etat. A ce titre, ils exercent, sous l'autorité des directeurs généraux et des directeurs d'administration centrale, des fonctions de conception, de mise en oeuvre et d'évaluation des politiques publiques, en assurant notamment l'encadrement et la coordination des services. Dans les services déconcentrés et les services à compétence nationale, les administrateurs civils assistent les préfets et les directeurs et assurent les fonctions d'encadrement de services ou d'unités les composant. Les administrateurs civils constituent notamment le vivier principal des emplois de sous-directeur, chef de service des administrations centrales de l'Etat.
Administrateur de l’Assemblée nationale
Les administrateurs des services de l'Assemblée nationale apportent une assistance juridique et technique aux députés dans l'élaboration de la loi et le contrôle du gouvernement. Ils assurent également le fonctionnement administratif de l'Assemblée nationale. Ils remplissent des fonctions de recherche et de rédaction, de mise en oeuvre des procédures législatives, mais aussi d'administration et de gestion.
Les administrateurs des services sont recrutés en qualité de stagiaires. Ils peuvent être titularisés après un an passé dans le cadre extraordinaire.
Ils bénéficient ensuite d'un avancement d'échelon tous les deux ans et sont inscriptibles pour un avancement au grade de conseiller après 11 ans de services.
Ils peuvent ultérieurement accéder à des responsabilités d'encadrement.
Les administrateurs des services accomplissent la totalité de leur carrière au sein des différents services de l'Assemblée nationale. Des possibilités de mobilité externe existent, cependant, auprès de parlements étrangers, d'institutions européennes, d'organisations internationales, d'organismes juridictionnels ou d'autorités administratives in
dépendantes.
Administrateur du Sénat
Les administrateurs des services du Sénat assurent l'encadrement de l'administration du Sénat. Ils exercent leurs activités alternativement :
- dans les services législatifs où ils apportent une assistance technique aux Sénateurs dans l'exercice de leurs fonctions législatives et de contrôle ;
- dans les services administratifs qui assurent la gestion du Sénat.
Ils sont ainsi chargés de fonctions de recherche, de conception et de rédaction tant dans les domaines juridiques ou économiques qu'en matière de procédure ou de gestion.
Aucun membre du personnel ne peut être titularisé dans son emploi au Sénat avant d'avoir accompli un stage probatoire d'une durée effective d'au moins un an. Tout stagiaire peut être licencié avant l'expiration de son stage en cas d'insuffisance professionnelle ou d'indiscipline.
Le cadre des administrateurs comprend quatre grades : administrateur, administrateur principal, conseiller, directeur de service, chacun de ces grades étant divisé en classes.
Le minimum de temps exigé pour pouvoir bénéficier d'une élévation de classe est fixé à deux ans, sous réserve de l'avis motivé du directeur de service intéressé.
Les promotions de grade sont effectuées au choix, dans la limite des emplois vacants, parmi les fonctionnaires ayant un minimum d'ancienneté fixé par le Règlement intérieur.
Elles sont, sauf pour le grade de directeur, subordonnées à l'inscription à un tableau d'avancement établi par un organisme paritaire.
Les administrateurs sont admis de droit à la retraite à 65 ans.

Administrateur d’ONG
Les postes d’administrateur pour les ONG deviennent incontournables. Les candidats doivent allier des compétences de gestion des finances, de relations publiques avec les autorités nationales et locales et être capable de s’occuper de la gestion du personnel. C’est l’intendant de la mission. Il est le responsable financier et comptable du projet sur le terrain. Il est en relation avec les bailleurs de fonds locaux, avec les autres ONG et éventuellement avec des entreprises. Il est aussi chargé de rédiger très régulièrement les rapports financiers destinés aux bailleurs de fonds et au siège.
Administrateur territorial
Appelés à exercer leurs fonctions dans les collectivités locales importantes (villes et établissements publics de coopération intercommunale de plus de 80 000 habitants (40 000 s’ils exercent la fonction de directeur général des services), centres communaux d’action sociale, départements, régions, OPHLM à partir de 10 000 logements, Centre national de la fonction publique territoriale, centres de gestion de la fonction publique territoriale), les administrateurs territoriaux constituent le vivier des cadres supérieurs de la fonction publique territoriale. Principaux collaborateurs des élus, ils préparent et mettent en œuvre leurs décisions au bénéfice du développement des territoires et au service des citoyens. Ils exercent ces missions à des niveaux variés en fonction de leurs centres d’intérêt, de leur expérience. Le champ est donc large pour celles et ceux qui s’engagent dans cette voie : les administrateurs territoriaux sont avant tout des personnels capables d’initiatives et de responsabilités dans tous les domaines. A ce titre, ils sont investis de responsabilités différentes :
- directeur général des services,
- directeur général adjoint supervisant un groupe de directions,
- directeur d’ une direction opérationnelle : direction de la formation professionnelle dans une région, directeur de la solidarité dans un conseil général, directeur du développement économique dans une communauté d’agglomération, directeur des affaires culturelles dans une ville > 80 000 habitants…
- directeur d’une direction fonctionnelle : direction des finances, direction des ressources humaines, direction de l ’informatique, directeur des moyens généraux...
- sous-directeur - chef de service : directeur délégué aux personnes âgées, sous-directeur chargé de la politique de la ville, contrôleur de gestion,
- chargé de mission auprès d’une direction générale, d’une direction des finances, en charge par exemple de la diffusion des nouvelles technologies…
Chacun choisit donc les métiers et les zones géographiques qui lui plaisent en se laissant la possibilité de changer, autant de fois qu’il le souhaite, dans une perspective de carrière ou de réorientation.
En fonction de son projet professionnel et tout au long de sa carrière, l’administrateur territorial peut faire le choix de la mobilité. Celle-ci est possible entre les différents métiers, les différents types de collectivités, mais également avec les autres fonctions publiques. Exemple : sous-préfet, conseiller de tribunal administratif, conseiller à la chambre régionale des comptes, directeur d’hôpital...
Administration générale (métiers de l’)

Le domaine administratif comprend deux grandes familles de métiers :
- ceux liés à la direction et à l’organisation, à la gestion et à l’administration générale des collectivités, finances, informatique, ressources humaines, affaires juridiques, marchés publics, accueil, secrétariat, communication… ;
• ceux directement liés aux domaines d’intervention des collectivités : action économique, état-civil, aménagement du territoire urbain et rural
Zoom sur quelques métiers
Directeur des ressources humaines
Il conçoit et propose une politique d’optimisation de ressources humaines de la collectivité. Il anime et évalue sa mise en œuvre.

Directeur général des services
Il assure la coordination générale des services pour la mise en œuvre des décisions locales. Il apporte une expertise administrative, financière et juridique pour la définition des d’objectifs stratégiques et l’élaboration des projets municipaux. Il contribue au développement local. Il participe à l’explicitation des orientations de la collectivité et à la mise en forme, avec l’équipe politique, d’un projet partagé par toutes les parties prenantes de l’action publique. Pilote l’organisation territoriale en cohérence avec les orientations préalablement définies
Autonomie et responsabilités
o Large autonomie dans mise en œuvre des orientations et dans la définition des priorités d’actions
o Emploi fonctionnel (détachement sur emploi fonctionnel) requiert une confiance partagée entre le directeur général adjoint et l’autorité territoriale. Nommé (et révocable) par l’exécutif
o Participation aux choix stratégiques, tactiques et organisationnels (des erreurs d’arbitrage peuvent avoir des conséquences sociales et financières pour la collectivité)
o Garant de la gestion des ressources (financières, humaines et matérielles) et de l’organisation de la collectivité
o La responsabilité pénale du directeur général des services peut être engagée sur l’ensemble des champs d’intervention de la collectivité au même titre que celle de l’exécutif et de la collectivité détenteur du pouvoir de nomination. Celui-ci peut mettre fin à discrétion au détachement sur emploi fonctionnel, (le directeur général des services est révocable ad nutum)
Relations fonctionnelles
o Echange permanent et direct avec l’autorité territoriale et les élus
o Animation du comité de direction et communication régulière avec les collaborateurs
o Coopération avec les institutions aux plans national et du territoire
o Contact avec les entreprises privées, le tiers-secteur et la population
o Représentation de la collectivité auprès d’instances officielles par délégation

mais aussi
Responsable habitat-logement
Responsable de gestion budgetaire et financière
Conseiller juridique
Responsable d’agence des organismes HLM
Chef de projet développement
Responsable des marchés et des achats
Directeur enfance-jeunesse éducation
Directeur de l’action culturelle
Directeur de la restauration collective
Contrôleur de gestion
Agences de communication corporate

La communication corporate, qui tire son nom du terme anglais « corporation », désigne la communication qu'une entreprise (ou une institution) entretient avec l'ensemble de ses publics: collaborateurs et employés actuels ou futurs, leaders d'opinion, partenaires sociaux, actionnaires, grand public. Une agence conseil en communication corporate présente deux caractéristiques majeures qui la distinguent des autres agences :??
- la culture du client, généralement une entreprise ou une institution, et du secteur d'activité dans lequel celle-ci évolue ; ce qui lui permet de mieux répondre aux problématiques que le client est amené à lui soumettre;??
- la capacité à orchestrer et utiliser l'ensemble des techniques de communication (publicité, création d'événement, éditions internes et externes, relation presse, dispositifs interactifs, design, identité visuelle). Ce qui lui permet à la fois de répondre de façon spécifique avec un haut niveau d'expertise à un problème donné mais aussi d'assurer la cohérence globale des actions.??Ainsi en terme de fonctions, on trouvera à la fois des métiers spécifiques aux agences corporate et des métiers qu'on peut trouver dans d'autres types d'agences, mais qui s'exercent dans un contexte particulier, celui de la communication corporate.
Une agence conseil en communication corporate doit être en mesure de développer et mettre en oeuvre plusieurs spécialités. Ainsi elle pourra également compter parmi ses collaborateurs des consultants spécialistes des Relations Presse, de la conception et de la réalisation d'événements, d'identité d'entreprise ... qui seront amenés à travailler sur les différents projets en y apportant leur expertise particulière.??De même, une agence conseil en communication corporate comportera des équipes de créatifs. Directeurs artistiques et concepteurs-rédacteurs travaillant généralement en duo (team créatif) exerceront leurs savoir-faire dans une discipline en particulier (publicité, design, édition, Internet) en y apportant souvent une culture spécifique de l'entreprise, en particulier les planners stratégiques et les rédacteurs.??Cet exercice se fera dans un contexte plus large, celui de la communication corporate et dans un souci constant de cohérence entre les différentes disciplines. C'est le rôle des directeurs de création d'une agence corporate ou de créatifs seniors d'être les gardiens de cette cohérence.??Enfin et pour conclure, une agence corporate exerçant de multiples métiers pourra à la fois avoir recours à des fonctions qu'on trouve dans d'autre types d'agences : par exemple le planning stratégique pour alimenter la réflexion en amont mais aussi des métiers hyper-spécialisés répondant à des besoins bien spécifiques : par exemple journaliste pour la réalisation de journaux d'entreprise ou encore "webplaner" pour les problématiques de recrutement en ligne.
Animation (métiers de l’)
Les services sociaux qui prennent une place importante dans l’activité des collectivités territoriales, qui disposent dans ce domaine de nombreuses compétences issues de la décentralisation.
Les services sociaux agissent pour différents publics :l’enfance et la petite enfance : crèches, haltes-garderies, écoles maternelles…les familles : aide sociale, soutien à domicile…les personnes âgées : établissement d’accueil pour personnes âgées, aide à domicile…les personnes handicapées : Maison du handicap…les personnes en difficulté d’insertion : acompagnement dans divers dispositifs RMI, RMA, Fonds de solidarité logement…)
Des idées de métiers…
Directeur d’établissement d’accueil pour personnes âgées
Directeur de l’action sociale
Chef de projet de développement social urbain
Directeur d’un centre communal d’action sociale
Responsable d’une unité territoriale d’action sociale
Conseiller d’action sociale
Assistant de sénateur
L’ «assistant de sénateur» : Chaque sénateur disposait en avril 1999 d’une dotation de 6660 euros (soit 43.029 FF) pour rémunérer ses collaborateurs. Le salaire maximum versé à un collaborateur ne peut excéder les deux tiers de l’enveloppe. Chaque sénateur peut recruter de un à six assistants (depuis 1981) avec une limite d’âge fixée à 65 ans. Un seul collaborateur ayant des liens de parenté avec le sénateur qui l’emploie est admis. Dans cette hypothèse, le salaire est encadré au tiers de la dotation. A la différence de l’Assemblée nationale, les assistants de sénateur bénéficient de primes d’ancienneté. Autre différence majeure à relever, les assistants de sénateur ont le statut de cadre, s'ils répondent à l’un de ces critères: - Etre titulaire d’une maîtrise ou équivalence, - Avoir disposé de ce statut lors d’un précédent emploi - Avoir suivi un programme de formation continue à l’ENA
Assistant parlementaire
L’assistant parlementaire existe-t-il ? Oui, si l’on en croit le langage usuel. Non, si on se réfère aux textes. A l’Assemblée nationale, l’assistant parlementaire est dénommé par les textes «collaborateur de député» et au Sénat, «assistant de sénateur». L’expression «assistant parlementaire» appartient donc au langage courant et n’existe pas au répertoire officiel des métiers (ROME). Une autre confusion -fort fréquente- consiste à dénommer l’assistant parlementaire, «attaché parlementaire». Voilà deux métiers bien différents. Le «collaborateur de député» : le droit à l’assistanat avait été partiellement reconnu en 1969, en prenant la forme d’une «aide dactylographique», avant d’être officialisé en 1976 et revu en 1981 et 1995. A l’Assemblée nationale, la fonction de «collaborateur de député» est créée officiellement le 15 novembre 1975 (arrêté n°65 du bureau de l’Assemblée nationale). Le « collaborateur parlementaire » se définit comme un salarié de droit privé (article L. 122-1 du code du travail), employé par un député. Au Sénat, c’est le 29 juin 1976 (arrêté du bureau du Sénat n°73) que sont créés les premiers postes d’assistant de sénateur.
Attaché parlementaire
L’attaché parlementaire désigne le professionnel en charge des relations avec le Parlement. On le trouve en Cabinet ministériel, dans les entreprises publiques ou privée et dans les Cabinets de veille et de lobbying. Ces professionnels sont «attachés» au Parlement, au sens où une large part de leur mission consiste à alerter leurs employeurs sur l’évolution du travail législatif et réglementaire.
Attaché territorial

Les attachés territoriaux constituent un cadre d'emplois administratif de catégorie A.
Ce cadre d'emplois comprend les grades d'attaché, d'attaché principal et de directeur.
Les membres du cadre d'emplois exercent leurs fonctions sous l'autorité des directeurs généraux des services des départements et des régions, des directeurs généraux ou secrétaires des communes ou des directeurs d'établissements publics et, le cas échéant, des directeurs généraux adjoints des départements et des régions, des directeurs généraux adjoints des communes, des directeurs adjoints des établissements publics ou des administrateurs territoriaux en poste dans la collectivité ou l'établissement.
Ils participent à la conception, à l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques décidées dans les domaines administratif, financier, économique, sanitaire, social, culturel et de l'animation. Ils peuvent ainsi se voir confier des missions, des études ou des fonctions comportant des responsabilités particulières, notamment en matière de gestion des ressources humaines, de gestion des achats et des marchés publics, de gestion financière et de contrôle de gestion, de gestion immobilière et foncière et de conseil juridique. Ils peuvent également être chargés des actions de communication interne et externe et de celles liées au développement, à l'aménagement et à l'animation économique, sociale et culturelle de la collectivité. Ils exercent des fonctions d'encadrement et assurent la direction de bureau ou de service.
Ils exercent plus particulièrement leurs fonctions dans l'une des spécialités suivantes :
- administration générale ;
- gestion du secteur sanitaire et social ;
- analyste ;
- animation.
Ils peuvent, en outre, occuper l'emploi de directeur général ou de secrétaire de communes de moins de 40000 habitants ou diriger les services d'un établissement public dont les compétences, l'importance du budget, le nombre et la qualification des agents à encadrer permettent de l'assimiler à une commune de moins de 4000 habitants.
Attaché(e) de presse

Appelé de plus en plus conseiller en relations presse, l’attaché de presse a pour mission de faire connaître une organisation, une collectivité locale, un territoire auprès des journalistes. L’attaché de presse réalise des dossiers de presse, organise des points presse, des conférences, des voyages de presse... afin que l'institution, ses actions, ses projets fassent l’objet d’articles dans les médias. Il doit bien connaître les attentes des journalistes, répondre à leurs questions et nouer avec eux des relations de confiance. L’épaisseur de son carnet d’adresses est importante mais c’est sa capacité technique à "vulgariser " l’information qui reste son atout professionnel majeur. Il a la charge des relations avec la presse généraliste et spécialisée. Concrètement, il recueille l'information institutionnelle et/ou politique, la met en forme et la transmet aux journalistes en organisant notamment des conférences de presse. Il assure la couverture médiatique des événements, en rédige les communiqués et réalise des revues de presse à partir des articles parus.
Avocat

La profession d'avocat est une profession libérale et indépendante. Les avocats sont regroupés en barreaux, établis auprès de chaque tribunal de grande instance.
- L'avocat est un auxiliaire de justice qui représente et défend, assiste ou représente devant un tribunal les particuliers ou les entreprises engagés dans un procès. Il suit des affaires civiles (accidents, divorces, conflits avec les employeurs) ou pénales (délits, crimes).
- L'avocat informe ses clients sur leurs droits et leur devoirs, et donne des conseils ou des consultations juridiques. Il les renseigne sur les voies de procédures susceptibles de résoudre le litige, aide à régler le conflit à l'amiable (par exemple, dans le cadre d'une transaction avec l'adversaire) ou à l'occasion d'un procès et renseigne sur les chances de succès d'une procédure judiciaire.
- Il peut aussi rédiger des actes sous seing privé pour autrui (écrit constatant un accord établi par l'une ou l'autre ou les deux parties et signé par elles, et qui ne nécessite pas le recours à un notaire), par exemple, les statuts d'une société ou un contrat d'entreprise.
- Il effectue et accomplit également au nom et pour le compte de ses clients des démarches ou formalités.
En matière pénale, il prend la parole pour défendre les personnes soupçonnées d'une infraction ou pour représenter les intérêts des victimes, tout au long de la procédure.
L'exposé de sa plaidoirie (côté défense) ou de son réquisitoire (côté accusation) est le temps fort du procès pour un avocat. C'est effectivement à ce moment-là qu'il doit se montrer particulièrement convaincant, argumenter le plus efficacement possible, et ne pas se laisser démonter par la partie adverse afin de défendre au mieux les intérêts de son client.
En matière civile, l'avocat accomplit les actes nécessaires à la procédure et prépare des "conclusions" qui exposent les prétentions de son client en fait et en droit. Ces conclusions sont communiquées à l'adversaire, afin qu'il puisse y répondre, et réciproquement.
Il représente le justiciable devant le tribunal (il "postule"), et accomplit les formalités du procès en son nom.
L’avocat est tenu de respecter un ensemble de règles professionnelles et de devoirs, sous peine de radiation par l'ordre des avocats. Tenu au secret professionnel, il est le confident de toutes les difficultés à propos desquelles il a un devoir de confidentialité et doit être capable de s'adapter à toute situation. Organisé et rigoureux, il a un devoir d’information vis-à-vis de son client. Il prête serment de les respecter dès qu'il accède à la profession. Personnage charismatique, il se distingue par ses talents d'orateur et son fort pouvoir de persuasion. Équilibré, réactif, il sait gérer les tensions, notamment au moment de l'audience, et se remettre en question, surtout lorsqu'il débute. Autres compétences exigées : d'excellentes capacités rédactionnelles et une totale maîtrise des textes de loi.
Certains avocats sont spécialisés dans un domaine, par exemple dans la défense et le conseil des mineurs ou la propriété intellectuelle ou encore les baux ruraux.
Les avocats participent enfin à l'accès au droit, en donnant des consultations juridiques gratuites pour les plus démunis dans les palais de justice, les maisons de justice et du droit et les mairies.