Paris, ce jour-là, était silencieuse.
La neige tombait, raréfiant les bruits, ralentissant la ville, suspendant le temps. Dans ce décor presque irréel, les étudiants de 3ème année ont franchi les portes du Lab de la Transformation Publique.
À l’intérieur, une autre urgence se disait. Moins visible, mais tout aussi décisive.
Celle d’un monde qui bascule, de services publics confrontés à des attentes accrues, à des territoires inégaux, à la nécessité de faire mieux avec moins — et autrement.
La séquence, pilotée par Marcel Guénoun, conseiller recherche et développement à la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) fut un temps de mise en perspective : comprendre la feuille de route de la transformation publique, interroger ses priorités, mesurer ce que signifient concrètement la territorialisation de l’action publique, la qualité des services rendus, la rationalisation administrative, ou encore le déploiement de l’intelligence artificielle dans les administrations.
Dans ce laboratoire d’innovation, les étudiants n’étaient pas spectateurs. Ils étaient placés là où se pensent les mutations, là où se dessinent les arbitrages, là où se fabriquent les réponses à venir.
Quand ils sont ressortis, la neige avait cessé.
Mais une certitude demeurait : la transformation publique n’est plus un horizon abstrait. Elle est une urgence contemporaine, à comprendre, à questionner et à porter.


