Le 11 février dernier, les étudiants de 1ère année ont suivi un cours au sein du Service d’information du Gouvernement (SIG) assorti d'un exercice d’analyse appliquée.
Depuis septembre, les étudiants de 1ère année mènent un séminaure de recherche appliquée. Ce jour-là, ils ont présenté au directeur du SIG, M. Michaël Nathan, un « baromètre express de l’air du temps », construit à partir de 9 recherches regroupées en 3 grands ensembles thématiques.
Trois axes pour lire notre époque
1. Opinion, récits et fabrication du réel
Fragmentation des faits, concurrence des récits, place de la science dans ladécision, puissance des images : comment gouverner et communiquer lorsque leréel devient disputé ?
2. Identités, appartenances et signes sociaux
Mode, alimentation, identité territoriale : autant de marqueurs culturels révélateurs d’une société segmentée, travaillée par des tensions symboliques et morales.
3. Espaces numériques, conflictualité et diplomatie
Diplomatie désintermédiée, guerre informationnelle, bulles numériques : l’espace public est désormais traversé par des rivalités permanentes et une conflictualité diffuse.
Les étudiants n’ont pas cherché à produire une synthèse théorique. Ils ont identifié des signaux, analysé ce qu’ils révèlent de l’époque, et formulé des implications concrètes pour la communication gouvernementale. Il s’agissait de passer de l’analyse à l’utilité.
Un échange avec le directeur du SIG
M. Michaël Nathan s’est montré particulièrement attentif à la qualité des travaux présentés. En réaction, il a prolongé par des échanges consacrés à l’État comme écosystème sophistiqué, rappelant que l’action publique contemporaine est dense, structurée, souvent technique — mais que sa perception par le plus grand nombre demeure fréquemment en deçà de la réalité des actions menées.
Dans une époque marquée par la radicalité des positions et la porosité des espaces réels et numériques, un constat s’impose : ce qui ne se voit pas, n’existe pas.
Dès lors, comment faire de l’audience publique dans une société fragmentée en bullessociales et algorithmiques ?
Percer ces bulles suppose d’accepter un défi nouveau : faire circuler des messages au-delà des cercles d’adhésion, inventer des formats adaptés aux logiques d’attention contemporaines, et penser la communication publique non comme un simple relais d’information, mais comme un travail de mise en visibilité du réel.











